Je disais : Au milieu de mes jours,
je m’en vais ;
j’ai ma place entre les morts
pour la fin de mes années.
Je disais : Je ne verrai pas le Seigneur
sur la terre des vivants,
plus un visage d’homme
parmi les habitants du monde !
Ma demeure m’est enlevée, arrachée,
comme une tente de berger.
Tel un tisserand, j’ai dévidé ma vie :
le fil est tranché.
À regarder là-haut, mes yeux faiblissent :
Seigneur, je défaille ! Sois mon soutien !
Oui, tu me guériras, tu me feras vivre :
mon amertume amère me conduit à la paix.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris